Le 1er janvier 2026, votre paie a changé sans que personne ne vous prévienne vraiment. Nouvelle réduction des cotisations patronales, SMIC revalorisé deux fois dans la même année, plafond de la Sécurité sociale relevé : sur le papier, tout ça se joue « côté employeur ». Dans les faits, ça pèse sur qui les producteurs ont intérêt à embaucher, à quel tarif, et pour combien de temps. Huit mois après l'entrée en vigueur de la réforme, on a ressorti les textes officiels, refait les calculs, et comparé des profils bien réels : le technicien payé près du SMIC, le chef technicien à cachet élevé, et l'artiste-interprète. Voici qui gagne, qui perd, et ce qu'il faut surveiller à la rentrée.
Sommaire de l'article
- 2026 : l'année des trois chocs de paie
- Le SMIC a augmenté deux fois en 2026
- RGDU : la réforme des cotisations patronales
- Le tableau avant/après
- Simulation chiffrée : qui gagne, qui perd
- Pourquoi votre net ne bouge (presque) pas
- L'angle mort : la conditionnalité des minima
- Congés spectacles, Thalie Santé, Afdas
- Rentrée 2026-2027 : 3 dossiers à surveiller
012026 : l'année des trois chocs de paie
Trois textes, une seule date d'effet : le 1er janvier 2026. Premier choc, la réduction générale de cotisations patronales, celle que les comptables appelaient « réduction Fillon », a changé de nom et de formule pour devenir la réduction générale dégressive unique, la RGDU. Deuxième choc, le SMIC a été revalorisé, puis re-revalorisé six mois plus tard, une situation rare. Troisième choc, le plafond de la Sécurité sociale, qui sert de base à plusieurs cotisations, a lui aussi augmenté.4
Pris séparément, chacun de ces changements semble technique et lointain. Mis ensemble, ils redessinent le coût réel d'un cachet pour celui qui vous emploie, festival, théâtre, salle de concert, prestataire technique. Et dans un secteur où 305 000 salariés intermittents ont généré 3,0 milliards d'euros de masse salariale pour 129 millions d'heures travaillées en 2024, répartis chez 119 000 employeurs relevant des annexes 8 et 10 de l'Assurance chômage, le moindre point de cotisation en plus ou en moins se répercute vite sur des dizaines de milliers de contrats.15
Huit mois après l'entrée en vigueur, la rentrée 2026-2027 est le bon moment pour faire le point. Pas sur ce que les éditeurs de logiciels de paie en disent, ils vendent une mise à jour, mais sur ce que disent les textes eux-mêmes : Légifrance, l'Urssaf, le Sénat, Audiens, l'Unédic, l'Afdas. On y va, poste par poste.
02Le SMIC a augmenté deux fois en 2026 : ce qu'il faut comprendre
Première hausse, classique : au 1er janvier 2026, le SMIC horaire brut est passé de 11,88 € à 12,02 €, soit une revalorisation de 1,18 %. En clair, le SMIC mensuel brut, sur la base de 35 heures hebdomadaires, est passé à 1 823,03 €.1 Rien d'inhabituel : c'est le mécanisme légal de revalorisation annuelle qui s'applique chaque 1er janvier.
La deuxième hausse, elle, est sortie du calendrier habituel. Le 1er juin 2026, un arrêté a relevé une seconde fois le SMIC, de 2,41 % : le taux horaire brut est passé à 12,31 €, soit 1 867,02 € mensuels bruts.2 Cette revalorisation anticipée s'est déclenchée automatiquement : la loi prévoit un rattrapage en cours d'année dès que l'inflation dépasse un certain seuil. Ici, c'est « la forte hausse des prix de l'énergie, en particulier du pétrole, dans le contexte actuel de conflit au Moyen-Orient » qui a fait grimper l'indice des prix à 2,2 % sur un an en avril 2026, déclenchant le coup de pouce.3
Ce que dit le texte, Arrêté du 22 mai 2026
« le montant du salaire minimum de croissance est relevé […] à 12,31 € l'heure », application « à compter du 1er juin 2026 », soit « 1 867,02 € mensuels sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires ».
Pour vous, concrètement : si votre cachet est indexé sur le SMIC, ce qui est fréquent pour les minima conventionnels bas de grille, il a mécaniquement augmenté deux fois en 2026. Mais cette hausse n'est pas un cadeau : c'est un rattrapage de pouvoir d'achat sur fond d'inflation. Et elle a un effet secondaire dont on reparle plus loin : elle rapproche, voire fait tomber sous le SMIC, certaines grilles de minima conventionnels qui n'avaient pas bougé depuis un moment.
« « le montant du salaire minimum de croissance est relevé […] à 12,31 € l'heure », soit « 1 867,02 € mensuels sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires », applicable « à compter du 1er juin 2026 ». »Source : Légifrance
03RGDU : la réforme des cotisations patronales que personne ne vous a expliquée
Avant 2026, il existait trois dispositifs distincts de réduction des cotisations patronales : la « réduction générale » proprement dite (sortie à 1,6 SMIC), une réduction du taux de cotisation maladie (le « bandeau maladie », sortie à 2,5 SMIC) et une réduction du taux de cotisation famille (le « bandeau famille », sortie à 3,5 SMIC). Depuis le 1er janvier 2026, ces trois mécanismes fusionnent en un seul : la réduction générale dégressive unique, la RGDU.7
La RGDU s'applique désormais à l'ensemble des rémunérations inférieures à 3 SMIC, avec un plancher d'exonération de 2 % garanti jusqu'à ce seuil.6 Mais l'ancien système allait, pour certains salaires, jusqu'à 3,5 SMIC. Le Sénat, dans son rapport sur le PLFSS 2026, est clair sur ce que cela change : les anciens points de sortie sont abaissés à « 2,2 et 3,2 SMIC (contre 2,5 et 3,5 SMIC) ».6
Ce que dit le texte, Rapport du Sénat sur le PLFSS 2026
La réforme crée un dispositif applicable à « l'ensemble des salaires de montant inférieur à 3 SMIC », mais abaisse les anciens points de sortie à « 2,2 et 3,2 SMIC (contre 2,5 et 3,5 SMIC) ».
Résultat net pour les finances sociales : un rendement brut de 3,9 milliards d'euros, pour une économie nette de 3,1 milliards d'euros une fois pris en compte l'effet retour sur l'impôt sur les sociétés.6 Autrement dit, la réforme coûte globalement plus cher aux employeurs qu'avant, surtout sur les salaires « intermédiaires », entre 1,6 et 3,2 SMIC.
Un point que presque personne ne vous dit : ça ne s'applique pas à tout le monde de la même façon
Précision essentielle et rarement expliquée : la réduction générale, et donc la RGDU qui la remplace, ne s'applique pas aux artistes du spectacle. Les artistes-interprètes bénéficient d'un régime de cotisations à taux réduit qui leur est propre, et les deux dispositifs ne se cumulent pas.8 La RGDU concerne en revanche les techniciens intermittents employés en CDDU (contrat à durée déterminée d'usage), selon des règles de calcul proratisées à leur temps de présence. Concrètement : cette réforme change le coût de votre emploi si vous êtes technicien. Si vous êtes artiste, elle vous est, sur ce point précis, totalement étrangère.
« Le dispositif s'applique à « l'ensemble des salaires de montant inférieur à 3 SMIC », mais les anciens points de sortie sont abaissés à « 2,2 et 3,2 SMIC (contre 2,5 et 3,5 SMIC) ». »Source : Sénat

04Le tableau avant/après : ce qui a vraiment bougé entre 2025 et 2026
Voici, textes à l'appui, ce qui a changé, et ce qui n'a pas changé, entre l'année 2025 et août 2026.
| Paramètre | Avant (2025) | Après (2026) | Source |
|---|---|---|---|
| SMIC horaire brut | 11,88 € | 12,02 € puis 12,31 € au 1er juin | 1, 2 |
| SMIC mensuel brut (35h) | 1 801,80 € | 1 823,03 € puis 1 867,02 € | 1, 2 |
| Plafond mensuel de la Sécurité sociale | ≈ 3 925 € | 4 005 € | 4 |
| Plafond journalier de la Sécurité sociale | ≈ 216 € | 220 € | 4 |
| Dispositif d'allègement patronal | 3 dispositifs séparés (Fillon 1,6 SMIC / bandeau maladie 2,5 SMIC / bandeau famille 3,5 SMIC) | 1 dispositif unique, la RGDU, plafonné à 3 SMIC avec sorties à 2,2 et 3,2 SMIC | 6, 7 |
| Taux congés spectacles (Audiens) | 15,5 % | 15,5 % (inchangé, période avril 2025-mars 2026) | 9 |
| Cotisation Thalie Santé intermittents | déclaration hors code DSN dédié | 0,35 % HT (0,42 % TTC), déclarée via un code DSN spécifique depuis les paies de janvier 2026 | 10 |
| Condition d'ouverture des droits (507 h) | 507 h sur 12 mois | Inchangé : 507 h sur 12 mois | 11 |
Un seul de ces changements concerne directement votre net de salarié de façon lisible : le SMIC. Tous les autres agissent sur le coût employeur, ou sur une ligne de cotisation spécifique qui, elle, peut apparaître sur votre bulletin sans changer votre net final.
05Simulation chiffrée : technicien au SMIC, chef technicien à 4 300 €, artiste : qui gagne, qui perd ?
Passons au concret. On applique les seuils de sortie officiels, 2,5 et 3,5 SMIC avant 2026, 2,2 et 3,2 SMIC depuis 20266, aux valeurs de SMIC effectivement en vigueur à chaque période.12
| Seuil | Avant 2026 (base SMIC 1 801,80 €) | Depuis juin 2026 (base SMIC 1 867,02 €) |
|---|---|---|
| Ancien bandeau maladie / nouveau 1er palier RGDU | 2,5 SMIC = 4 504,50 € | 2,2 SMIC = 4 107,44 € |
| Ancien bandeau famille / nouveau plafond RGDU | 3,5 SMIC = 6 306,30 € | 3,2 SMIC = 5 974,46 € |
Ces deux lignes suffisent à raconter toute l'histoire. Regardons trois profils.
Profil 1 : Technicien plateau, cachet mensualisé autour de 1 900 € brut
Ce technicien reste, avant comme après la réforme, largement sous les deux seuils. Il continue de bénéficier de la zone de réduction la plus favorable de la RGDU, quasiment comme avec l'ancien dispositif. Pour lui, le changement de janvier 2026 est presque invisible côté charges patronales. Ce qui bouge réellement dans sa fiche de paie, c'est la revalorisation du SMIC si son cachet y est indexé, et l'apparition de la ligne Thalie Santé.10 Verdict : quasi neutre.
Profil 2 : Chef technicien / régisseur général, cachet mensualisé autour de 4 300 € brut
Ce profil est exactement dans la zone qui bascule. En 2025, à 4 300 €, il restait sous le seuil de 4 504,50 € : son employeur bénéficiait encore d'une partie de l'ancien bandeau maladie. Depuis juin 2026, ce même cachet de 4 300 € dépasse le nouveau seuil de 4 107,44 € : l'employeur sort de cette tranche de réduction. Concrètement, engager ce chef technicien au même tarif brut coûte désormais plus cher à l'employeur qu'en 2025, sur la portion de cotisations qui bénéficiait auparavant du bandeau maladie. Verdict : perdant côté coût employeur, ce qui, dans un secteur où les budgets techniques sont contraints, peut peser sur la négociation du cachet suivant ou sur le nombre de jours proposés.
Profil 3 : Artiste-interprète, quel que soit le cachet
Pour ce profil, la RGDU n'a tout simplement pas vocation à s'appliquer : le régime de cotisations réduites spécifique aux artistes du spectacle reste distinct de la réduction générale.8 Verdict : hors-jeu sur ce volet, l'artiste n'est ni gagnant ni perdant à cause de la RGDU. Il reste en revanche exposé, comme tout le monde, aux effets mécaniques du SMIC et du plafond de la Sécurité sociale.
La ligne de fracture de 2026 n'est donc pas simplement « petit cachet contre gros cachet ». Elle passe d'abord par le statut, artiste ou technicien, puis, chez les techniciens, par le niveau de cachet par rapport à des seuils précis, désormais plus bas qu'avant.
06Le vrai gagnant caché : pourquoi votre net ne bouge (presque) pas
Une confusion revient souvent : penser que la RGDU va changer le montant net que vous touchez. Ce n'est pas le mécanisme. La RGDU réduit les cotisations patronales, celles que paie votre employeur en plus de votre salaire brut, et qui n'apparaissent jamais dans le calcul de votre net. Elle ne touche pas les cotisations salariales, celles qui, elles, sont retenues sur votre brut pour obtenir votre net.7
Ce que la réforme change réellement pour vous, c'est indirect : le coût total que représente votre embauche pour un producteur. Or, dans un secteur où les budgets techniques et artistiques sont arbitrés au plus juste, un coût employeur qui grimpe sur certains profils (nos chefs techniciens et cachets élevés du profil 2) peut se traduire, avec un peu de retard, par une pression sur les cachets proposés ou sur le nombre de dates. Ce n'est pas automatique, ce n'est pas immédiat, mais c'est le sens économique du dispositif : moins d'exonération = plus cher à employer = arbitrages plus tendus.
À l'inverse, les seules lignes qui bougent vraiment et visiblement sur votre bulletin en 2026, ce sont : le montant brut lui-même si votre cachet suit le SMIC (deux hausses en une année, une situation rare), et la nouvelle ligne Thalie Santé, désormais identifiée par un code DSN spécifique.10 Le reste, RGDU, plafond de la Sécurité sociale, se joue en amont, dans les comptes de votre employeur.
07L'angle mort de la rentrée : la conditionnalité qui menace les grilles du spectacle
Voici la mesure la moins commentée de la réforme, et sans doute la plus lourde de conséquences pour le spectacle vivant à la rentrée. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 introduit une conditionnalité des allègements généraux : si, dans une branche, le salaire minimum professionnel reste inférieur au SMIC pendant toute une année civile, sans qu'un accord ou une décision patronale n'ait prévu mieux, alors le coefficient de réduction n'est plus calculé sur le vrai SMIC, mais sur ce salaire minimum de branche, plus bas.5
Ce que dit le texte, LOI n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la Sécurité sociale pour 2026, article 20
« Le coefficient […] est calculé en fonction du salaire minimum national professionnel des salariés sans qualification applicable à l'entreprise […], dans la limite du montant du salaire minimum de croissance applicable. »
Traduction : moins de réduction de cotisations pour les employeurs des branches à la traîne, tant qu'elles n'ont pas remis leurs grilles à niveau. Et c'est là que les deux revalorisations du SMIC de 2026 deviennent un problème très concret pour le spectacle. Une grille de minima conventionnels qui n'a pas été renégociée depuis un moment peut, après deux hausses du SMIC dans la même année (+1,18 % en janvier, +2,41 % en juin12), se retrouver mécaniquement sous le SMIC sur ses échelons les plus bas, sans qu'aucune des parties n'ait rien décidé.
Pour les employeurs du secteur, l'enjeu de la rentrée 2026-2027 est donc clair : rouvrir les négociations de branche sur les grilles de salaires, ou accepter de payer plus cher leurs cotisations patronales tant que ce n'est pas fait. Pour vous, salarié intermittent, c'est un argument de poids si votre minimum conventionnel est proche du SMIC : la pression réglementaire pousse désormais, structurellement, à la révision des grilles vers le haut.
« « Le coefficient […] est calculé en fonction du salaire minimum national professionnel des salariés sans qualification applicable à l'entreprise […], dans la limite du montant du salaire minimum de croissance applicable. » »Source : Légifrance

08Congés spectacles, Thalie Santé, Afdas, Guso : le reste de l'écosystème a-t-il bougé ?
Au milieu de ces trois gros chantiers, les autres piliers de la paie intermittente sont restés, pour l'essentiel, stables en 2026.
Congés spectacles : taux inchangé
La cotisation congés spectacles, recouvrée par Audiens pour financer vos indemnités de congés payés, reste fixée à 15,5 % sur la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026.9
Ce que dit le texte, Audiens, Congés Spectacles
« le taux d'appel des cotisations reste inchangé à 15,5 % » ; « la cotisation est recouvrée par Audiens et destinée à assurer le paiement des indemnités » aux salariés intermittents.
Thalie Santé : un nouveau code, un taux affiché
Depuis les paies de janvier 2026, la cotisation Thalie Santé des intermittents doit être déclarée en DSN via un code dédié, au taux de 0,35 % hors taxe, soit 0,42 % taxe comprise.10 Rien de nouveau sur le fond, mais une ligne désormais plus visible et plus traçable sur votre bulletin.
Afdas : la contribution formation reste stable
Côté formation professionnelle, la contribution légale des employeurs de personnels intermittents du spectacle reste fixée à 2 % de la masse salariale, collectée mensuellement via l'Urssaf en DSN.13 C'est cette contribution, notamment, qui alimente le financement de vos formations continues, dont celles d'Artiste Formation.
Guso : toujours gratuit, toujours obligatoire
Pour les employeurs occasionnels, le Guichet unique du spectacle occasionnel reste un dispositif « 100 % gratuit et obligatoire », mis en œuvre par France Travail, qui centralise en une déclaration le paiement des cotisations dues à six organismes de protection sociale du secteur.14 Aucun changement de fonctionnement en 2026 : c'est bien la RGDU, le SMIC et le plafond qui modifient les montants calculés par la plateforme, pas son mode d'emploi.
Unédic : pas de réforme des annexes 8 et 10 en vue
Rassurant sur ce point : la condition d'ouverture des droits reste inchangée, avec au moins 507 heures de travail dans les métiers du spectacle sur les 12 mois précédant la fin de contrat.11 La convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024, qui fixe ces règles, s'applique depuis le 1er janvier 2025 pour une durée de quatre ans, aucune renégociation d'ampleur n'est donc prévue avant 2028.12
« « le taux d'appel des cotisations reste inchangé à 15,5 % » ; « la cotisation est recouvrée par Audiens et destinée à assurer le paiement des indemnités » aux salariés intermittents. »Source : Audiens.org
09Rentrée 2026-2027 : les 3 dossiers à surveiller
Trois échéances méritent votre attention dans les prochains mois.
1. Les négociations de branche sur les minima
Avec la conditionnalité des allègements désormais dans la loi5 et deux hausses de SMIC en 2026, plusieurs branches vont devoir revoir leurs grilles pour ne pas pénaliser leurs propres employeurs. Suivez les annonces de votre branche ou de votre syndicat sur ce point : une renégociation à la hausse des minima vous concerne directement.
2. Le renouvellement du taux congés spectacles (avril 2027)
Le taux actuel de 15,5 % ne vaut que jusqu'au 31 mars 2026 ; Audiens annonce généralement le taux de la période suivante en cours d'exercice.9 Vérifiez la communication d'Audiens à l'approche du printemps 2027 pour connaître le taux applicable à la période avril 2026-mars 2027, et celui qui suivra.
3. La suite de la trajectoire RGDU dans le PLFSS 2027
La réforme de 2026 rapporte déjà 3,9 milliards d'euros bruts à la Sécurité sociale.6 Rien n'indique aujourd'hui un nouvel ajustement des seuils pour 2027, mais le sujet des allègements généraux reste, discussion budgétaire après discussion budgétaire, l'un des plus mouvants du droit de la paie française. À surveiller dans le PLFSS 2027, dont les débats démarrent classiquement à l'automne.
- Vérifiez si votre contrat vous qualifie d'artiste ou de technicien : le régime de cotisations patronales applicable n'est pas le même.
- Si vous êtes technicien à cachets élevés, comparez votre cachet mensualisé aux seuils de 2,2 et 3,2 SMIC : au-delà, votre employeur a perdu une partie de l'ancien bandeau maladie/famille.
- Repérez la ligne Thalie Santé (0,35 % HT) sur vos bulletins depuis janvier 2026 et son code DSN dédié.
- Demandez à votre employeur le taux congés spectacles appliqué : 15,5 % jusqu'au 31 mars 2026, à vérifier ensuite auprès d'Audiens.
- Si votre minimum conventionnel est proche du SMIC, suivez les négociations de branche : la conditionnalité des allègements pousse à leur révision.
- Faites vérifier régulièrement votre compteur d'heures : la condition des 507 heures sur 12 mois n'a pas changé.
Comprendre votre paie et vos droits sociaux, une fois pour toutes
Cotisations, minima conventionnels, ouverture des droits : la paie intermittente est un sujet technique qui se joue sur votre revenu réel. Artiste Formation propose des formations sur la gestion administrative et sociale de l'intermittence, éligibles à une prise en charge Afdas.
Questions fréquentes
La réforme RGDU va-t-elle baisser mon salaire net ?
Je suis artiste-interprète, suis-je concerné par la RGDU ?
Le taux de la cotisation congés spectacles a-t-il changé en 2026 ?
Qu'est-ce que la conditionnalité des allègements et pourquoi ça me concerne ?
Où puis-je vérifier moi-même ces chiffres ?
Sources
Toutes les affirmations chiffrées et juridiques de cet article renvoient à l'une des sources officielles ci-dessous, consultées et vérifiées à la date indiquée.
- Décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 portant relèvement du salaire minimum de croissanceLégifrancehttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053042520Consultée le 31 août 2026
- Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissanceLégifrancehttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054126589Consultée le 31 août 2026
- Le Smic va augmenter le 1er juinService-Public.frhttps://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18916?lang=frConsultée le 31 août 2026
- Arrêté du 22 décembre 2025 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2026Légifrancehttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053143451Consultée le 31 août 2026
- LOI n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026Légifrancehttps://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053226384Consultée le 31 août 2026
- Rapport sur le projet de loi de finances pour 2026, conditions générales de l'équilibre financierSénathttps://www.senat.fr/rap/l25-139-21/l25-139-216.htmlConsultée le 31 août 2026
- La réduction générale dégressive unique (RGDU)Urssaf.frhttps://www.urssaf.fr/accueil/employeur/beneficier-exonerations/reduction-generale-cotisation.htmlConsultée le 31 août 2026
- La réduction générale dégressive unique (RGDU), règles de cumulUrssaf.frhttps://www.urssaf.fr/accueil/employeur/beneficier-exonerations/reduction-generale-cotisation.htmlConsultée le 31 août 2026
- Déclarer et payer les cotisations Congés SpectaclesAudiens.orghttps://www.audiens.org/solutions/declarer-et-payer-les-cotisations-conges-spectacles.htmlConsultée le 31 août 2026
- Passage en DSN de la cotisation de Thalie Santé, intermittentsAudiens.orghttps://www.audiens.org/files/live/sites/siteAudiens/files/06_medias/entreprise/Webconferences/Web-conf-Audiens-passage-en-DSN-Thalie-sante-intermittents-hexagone.pdfConsultée le 31 août 2026
- L'indemnisation des intermittents du spectacle par l'Assurance chômageUnédic.orghttps://www.unedic.org/publications/lindemnisation-des-intermittents-du-spectacle-par-lassurance-chomageConsultée le 31 août 2026
- Convention du 15 novembre 2024 relative à l'Assurance chômageUnédic.orghttps://www.unedic.org/la-reglementation/conventions-d-assurance-chomage/convention-du-15-novembre-2024-relative-a-l-assurance-chomageConsultée le 31 août 2026
- Employeurs de personnels intermittents du spectacle, contributions 2026Afdas.comhttps://www.afdas.com/entreprise/vous-informer-sur-vos-contributions/employeurs-de-personnels-intermittents-du-spectacle.htmlConsultée le 31 août 2026
- Guso, Guichet unique du spectacle occasionnelGuso.frhttps://www.guso.fr/Consultée le 31 août 2026
- L'emploi intermittent dans le spectacle au cours de l'année 2024France Travailhttps://www.francetravail.org/statistiques-analyses/entreprises/emploi-intermittents-du-spectacl/l-emploi-intermittent-dans-le-spectacle-au-cours-de-l-annee-2024.html?type=articleConsultée le 31 août 2026
Information générale à jour à la date de vérification indiquée en haut de l'article. Ne constitue pas un conseil juridique personnalisé : votre situation peut appeler une réponse différente.




